La fille de l’Exposition Universelle, déjà un classique !

Le concept de la série

Julie Petit Clou est une passerelle entre le monde des esprits et celui des vivants, seule à percevoir les âmes tourmentées et répercuter leurs voix avides de justice. De 1855 à 1937, elle est l’héroïne de cette série qui explore à chaque album les grandes Expositions universelles de Paris, autant de cocktails de l’air du temps. Des miroirs grossissants qui émerveillent et déchaînent les passions jusqu’au crime.
Je tiens tout d’abord à remercier le magazine littéraire Actualitte.com pour l’envoi de cette bande dessinée.Envie de faire un voyage dans le temps ? Plongez dans le Paris du XIXè siècle et revivez l’Exposition Universelle de 1855 à travers les péripéties de Julie Petit-Clou 

La Fille de l’Exposition Universelle est un véritable bijou livresque. D’abord, on se plonge corps et âme dans l’époque de la révolution industrielle, du moins aux prémices de celle-ci. L’histoire se déroule en 1855, lors de l’exposition universelle de Paris, qui fut le temps de quelques semaines la vitrine culturelle du monde.Aussi, durant cette exposition titanesque, de nombreuses inventions feront leur apparition telles que la première poupée qui parle, la première tondeuse à gazon et bien d’autres inventions qui façonneront notre mode de vie futur. Le premier point à relevé et ô combien important est donc la véracité des événements historiques. En effet, La Fille de l’Exposition Universelle mêle à la fois histoire fictive et histoire véritable, avec un grand H. Par ailleurs, cette dualité apparaît clairement comme étant l’une des forces de ce tome 1, n’en déplaise aux lecteurs aguerris.

L’intrigue est quant à elle fort bien menée, de part un récit fluide, agréable et bien rôdé. Egalement, l’existence de quelques éléments de mystère viennent apporter une certaine consistance au récit et au développement de l’intrigue.Ainsi, tout au long de cette bande dessinée, nous suivrons l’épopée de Julie Petit-Clou, une petite fille dotée de pouvoirs paranormaux — plus exactement des dons de divination — et mêlée malgré elle à une sombre affaire de disparition.

D’abord témoin du meurtre de Maria Zambelli, maîtresse de Napoléon III ayant refusée de l’assassiner — Julie assistera à la scène à travers un de ses rêves — la petite fille ne le sait pas encore mais un dangereux complot se trame contre l’empereur. Puis, le colonel Ferrand, grand ami de Napoléon III, fera appel à Julie afin de retrouver sa femme, une princesse algérienne kidnappée par des ravisseurs peu enclins à négocier et extrêmement dangereux. Une aventure passionnante rythmée par quelques retournements de situation inattendus, la bande dessinée La Fille de l’Exposition Universelle est dotée d’une richesse scénaristique grâce notamment à Jack Manini, scénariste reconnu et non moins talentueux. Notons, pour conclure, la qualité remarquable des dessins et des couleurs, réalisés respectivement par Etienne Willem et Tanja Wenisch. De plus, une mise en page réussie permet une expérience livresque des plus agréables. Bref, vous l’aurez compris, La Fille de l’Exposition Universelle vous fera passer un très bon moment de lecture.

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