Chronique – Les Fragments perdus

Un roman prometteur

“Eh bien, eh bien”! En voilà une belle surprise. Le roman “Les Fragments Perdus” incarne comme il se doit l’univers de la fantasy, puisqu’il en détient tous les ingrédients. Ce tome 1 est donc logiquement devenu ma lecture quotidienne, tant l’histoire et les nombreuses révélations qui en découlent m’ont littéralement passionné.
Le roman “Les Fragments perdus” m’a agréablement surpris tant dans l’avancée et l’approche de l’intrigue ainsi que par les nombreux événements qui la font vivre. En effet, on suivra tout au long du récit l’épopée d’un jeune orphelin dénommé Alceste, qui s’avère être en réalité l’Élu, celui qui devra sauver les Terres d’Eschizath de la dévastation guidée par la haine du prince Noir Morgaste.
Doté d’une pierre mystérieuse recelant d’énormes pouvoirs, Alceste déjoue un à un — mais non sans difficulté — les obstacles qui se tiendront sur sa route pour l’empêcher d’atteindre son but ultime, à savoir sauver les Terres D’Eschizath de la destruction. Accompagné d’Oriana et d’Horst, respectivement une jeune voleuse rusée et loin d’être sotte ainsi qu’un soldat robuste et fidèle garde de l’Ordre, Alceste va s’ériger en adversaire coriace, combatif et courageux face au tyran sanguinaire Morgaste, le prince noir donc, qui apparaît ici comme la face obscure du roman.
J’aimerais d’ailleurs dire quelques mots concernant les personnages. Il est important de souligner le nombre conséquent des différents protagonistes de l’histoire, cela paraît difficile de s’y retrouver en premier lieu, mais bien vite et ce au fil de la lecture nous arrivons sans difficulté à nous y retrouver. Aussi, il faut noter le caractère singulier de chaque personnages, puisque chacun a sa propre personnalité et il faut admettre que l’on s’attache bien vite à eux. Alceste est d’ailleurs celui qui m’a le plus marqué, tant par sa détermination que par sa faculté à utiliser le mystérieux fragment lui conférant des pouvoirs inimaginables. Mention spéciale également à Morgaste, le prince noir et envahisseur qui m’a paru tout de même fragilisé par ses ambitions démesurées, sa quête de victoire et de destruction. Un être tiraillé de l’intérieur, tout n’est pas noir chez lui…

Un univers attachant

Une des forces de ce roman réside dans son univers. En effet, c’est d’une richesse à en faire pâlir plus d’un. Brice Milan, l’auteur des Fragments Perdus, a tout bonnement créer un monde entier, à la manière du Seigneur des anneaux, ou l’on peut se perdre dans les différents royaumes, peuples, forêts — le lac gelé entouré de légendes mystérieuses — et rencontrer des êtres dotés eux aussi de pouvoirs telle que la meneuse de loup Ulva, qui s’avère être en réalité davantage concernée et liée au prince Morgaste qu’il n’y paraît.

Un univers qui plus est cohérent qui apporte une certaine consistance au récit lui aussi riche par son vocabulaire — Brice Milan est indéniablement un bon écrivain, il sait manier les mots et cela se voit — à la fois “médiéval et fantasy”, permettant ainsi une immersion totale dans l’histoire. Les détails y sont quant à eux fort nombreux, ce qui permet à la fois de s’immerger dans cet univers mais aussi de prendre la réelle mesure des différents enjeux qui jalonnent la mission du jeune Alceste et de ses compagnons.

Related posts

Leave a Comment